15 jours minimum entre la remise du devis et l'intervention. Cadre légal complet, jurisprudence, sanctions et cas particuliers.
Article rédigé par la rédaction · Relecture professionnel de santé · Mise à jour : 27 avril 2026
L'article L. 6322-2 du Code de la santé publique, issu de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades, dispose qu'« aucun acte de chirurgie esthétique ne peut être pratiqué sans qu'un devis détaillé ait été préalablement remis à l'intéressé et qu'un délai minimum de quinze jours après cette remise ait été observé ».
Ce délai, dit « délai de réflexion », est incompressible. Le patient ne peut y renoncer, même par écrit. Le chirurgien ne peut l'abréger, même à la demande du patient.
Le délai démarre à la date de remise écrite du devis, pas à la date de la consultation, ni à la date de signature d'un quelconque accord. Il s'agit de jours calendaires (samedi et dimanche compris). L'acte ne peut donc être réalisé qu'à partir du seizième jour suivant la remise du devis.
Exemple : devis remis le 1er avril → opération possible à partir du 17 avril au plus tôt.
L'article L. 6322-3 prévoit, en cas de violation du délai de réflexion :
En 2023, l'Ordre des médecins a prononcé 47 sanctions liées à la violation du délai (rapport annuel CNOM).
Le patient peut saisir le Conseil départemental de l'Ordre des médecins (signalement en ligne sur cnom.fr) ou la Direction départementale de la cohésion sociale. Une procédure pénale est également possible pour exercice illégal lorsque l'acte est réalisé hors du cadre légal.
Voir aussi : comment choisir un chirurgien.
Ce contenu est informatif. Il ne remplace pas une consultation médicale individuelle. Pour tout acte de chirurgie ou de médecine esthétique, consultez un chirurgien plasticien qualifié, inscrit au Conseil national de l'Ordre des médecins.